04 août 2017

La dissonance cognitive et le déni -

Aujourd'hui, on va faire une pause dans les vacances, les pinas coladas et le monoï [Note à moi-même : chez moi ça n'a même pas commencé, le temps est pourri. Bref.] et on va parler de trucs super sérieux : de psychologie pour être exacte, mais jamais trop sérieux non plus, eh ! c'est moi qui raconte la psycho, je le rappelle ! Depuis quand je suis experte, hein...? On va s'amuser, n'aie pas peur !

On va parler de dissonance cognitive, oh le mot est long et compliqué mais tu verras c'est simple à comprendre !

Pour aborder le sujet, rien de mieux qu'une petite fable, celle d'Esope [Ou celle de La Fontaine, mais c'est un gros copieur] : le renard et le raisin. Grosso modo, le renard se balade, il fait chaud, et tout à coup il aperçoit une jolie grappe de raisin en haut d'un mur ; alors ça lui donne envie, il a soif après son p'tit tour, et le voilà à essayer de chopper ledit raisin. Problème : c'est trop haut, et rien n'y fait, il n'arrive pas à attraper la grappe ! Frustré comme pas deux, il finit par abandonner, tout en se disant que de toute manière, le raisin n'était pas mûr ...

Alors bien sûr, ce n'est qu'une excuse qu'il s'est créée lui-même pour justifier le fait qu'il n'était pas en train de manger le raisin ! Il en a toujours envie, techniquement, mais vu qu'il ne peut pas l'avoir, il essaie de se convaincre que c'est mieux ainsi ...

Pour la vraie fable, pas ma version light, clique sur ce lien ^^

Voici l'exemple typique de la dissonance cognitive : il y a une différence, ou un écart, entre nos rêves et la réalité, entre ce qui est et ce qu'on souhaiterait, entre ce qu'on a et ce qu'on désire.

Si on était honnête avec nous-mêmes, on s'en rendrait compte et on ferait avec [Ou sans, selon le point de vue] - mais voilà ! Pour en arriver là, il faut savoir être honnête avec soi-même ! Savoir prendre conscience des choses, se remettre en question, travailler sur ce sujet, etc. Et c'est COM-PLI-QUE mine de rien !

C'est là que notre cerveau s'envoie de faux messages pour venir "justifier" ce-qui-est-censé-être-et-qui-n'est-pas. C'est plus simple, comme ça !
Mais on est d'accord que c'est lui qui crée l'envie et qui la réprime ; puis qui la justifie. Chelou, non ? Ça dure un temps, puis ça revient [Comme Claude François, tout à fait.] [Ne me remercie pas de t'avoir mis cette chanson dans la tête...] Quand ça revient, c'est jamais de la bonne manière, genre à travers une maladie, tout ça parce que le cerveau, il est intelligent ... et un peu bêbête aussi.

En parlant de bêbête [Transition hyper facile], ça me fait penser à ma belle-soeur. Je te fais une petite piqûre de rappel : elle n'a jamais eu de limites lorsqu'elle était jeune, on lui a toujours dit oui ; résultat aujourd'hui, elle est un monstre d'égoïsme, de narcissisme et de tyrannie : elle exige des choses, elle claque des doigts, elle parle aux gens comme à des esclaves, c'est "normal" pour elle, et elle en est fière ! Quand B et moi avons posé nos limites [parce qu'on ne voulait pas qu'on nous parle comme des chiens, question d'Amour-Propre...] elle a agi comme une gamine de trois ans à qui on avait dit non à des bonbons : elle a boudé. Peut-être s'attendait-elle à des excuses, qu'on vienne la rechercher et lui donner de l'attention....? Toujours est-il qu'elle n'en a pas eue.

Ça fait plusieurs années qu'elle rigole de moi [Bizarrement, B ne s'en prend pas plein la tête, lui...] via Facebook ; eh oui, trois ans d'âge mental, je le rappelle ...

J'ai donc toutes les raisons de lui en vouloir, et pourtant ... j'ai su il y a quelques jours qu'elle s'ait dit "blessée" de mon comportement, et qu'elle ne comprend pas pourquoi j'agis ainsi !

Forcément, ma première réaction a été "Ben elle est pas gênée, elle ! Elle agit comme une co**asse puis prétend ne pas comprendre pourquoi je l'évite !? C'est aussi fort que du Roquefort !" [Expression des années 90, bonjour!]

Et puis très vite j'ai compris : voilà un bel exemple de dissonance cognitive ! Tout dans son comportement indique en elle la co**asse, dans sa façon de parler (directe, tranchante, aucune empathie ou compassion) dans sa façon d'agir (pas de compromis possible par exemple), j'ai copié-collé des captures d'écran où elle cancanne, elle m'insulte, elle me rabaisse (par contre, elle, elle est meilleure que tout le monde, bien sûr!) et ... elle ne voit pas du tout où est le problème ! Bien au contraire, elle se trouve gentille et sympa, et c'est moi qui suis une co**asse ! J'ai un dossier large comme son cul, mais elle arrive encore à dire que c'est de ma faute !

Sauf que je ne suis pas la seule avec qui elle a eu des soucis, bien sûr. Vu qu'elle ne s'est jamais remise en question, elle continue d'agir de la même manière, même si les années passent ; et même si certaines personnes lui ont dit, elle continue de croire qu'elle n'y est pour rien, c'est toujours la faute des autres ! Elle s'est tellement mis dans la tête qu'elle est une fille sympa, honnête et franche, qu'elle refuse de croire ne serait-ce qu'un millième de seconde qu'elle puisse avoir des torts dans cette affaire, puis quand arrivent ceux qui lui pointent du doigt ses problèmes, elle se drape dans son déni et prétend qu'elle est entourée de jaloux. Et c'est ainsi qu'elle traverse les années.

Avec moi, c'est pareil. Elle a voulu faire le tyran, j'ai dit non, elle m'a boudée et elle s'est foutu de ma gueule dans mon dos. Vu que je ne revenais pas pour me jeter à ses pieds [bien au contraire, je continuais ma vie tranquillement sans elle], elle a trouvé l'excuse toute faite : c'était moi qui faisais des histoires. Les années passant, j'ai continué à l'ignorer totalement ; mais vu que son cerveau a tout effacé et même réécrit l'histoire en sa faveur, elle a complètement oublié le pourquoi du comment je ne la regarde même pas : elle en vient même à se demander pourquoi je suis ainsi ! Dans son état d'esprit, elle a toujours été gentille, alors le problème vient de moi. Du coup elle continue de m'insulter publiquement mais pas devant moi, non non. Du coup, j'ai encore moins envie de lui parler, logique. Du coup je me reprend une petite salve d'insultes, etc.

Est-ce que ça s'arrêtera ? J'ai bien peur que non. Le problème avec la dissonance cognitive, c'est que ça vient de nous-mêmes. La seule personne qui peut nous aider, par conséquence, c'est ... nous-mêmes. J'suis pas sauvée, quoi !

Posté par thebamsfamily à 22:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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