10 octobre 2017

Se débarrasser des gens toxiques -

J'ai su cet été que ma belle-soeur chérie, qui se moquait de moi dans mon dos, disait à d'autres personnes qu'on connait en commun que je faisais des histoires. Elle m'avait inspirée pour cet article sur la dissonance cognitive.
En résumé : elle agit comme une co***sse > je prends mes distances > elle m'accuse d'être froide, oubliant au passage que mon comportement envers elle n'est que le résultat de son comportement envers moi. Mais c'est tellement plus simple de dire que c'est la faute des autres, n'est-ce pas? Le problème, c'est qu'elle finit sûrement par croire que c'est réellement la faute des autres ; je suppose qu'il est plus facile pour elle de s'endormir chaque soir en s'imaginant qu'elle n'y est pour rien...

Et puis, arrive le moment où il faut affronter la réalité... Parce que, prendre ses distances avec des gens toxiques est une bonne chose, mais c'est la belle-famille, il faut y faire face au bout d'un moment...

Il y a 15 jours, lors d'un sempiternel repas d'anniversaire, c'est la tante de Chéri qui a critiqué ma belle-soeur. C'est donc en toute logique que mon beau-frère a appelé ... B, pour dire que c'était... moi qui faisais des histoires. J'ai pas tout saisi (pourquoi on ne dit rien à la tante, hein?) mais ça fait un moment que j'ai abandonné toute explication rationnelle à leur égard.
Et cerise sur le gâteau, ils demandent une audience afin d'aplanir la situation. Dit comme ça, ça parait super sympa et mature de leur part ; si seulement ils ne se foutaient pas de moi en parallèle sur Facebook. Selon moi, une "discussion", une vraie, implique qu'on parle avec bienveillance et qu'on écoute avec empathie, or, ils n'ont ni l'un ni l'autre... Pourquoi gaspiller tant de temps et d'énergie, alors? Pourquoi se voir et prononcer tant de mots, quand un doigt suffit à résumer ma pensée?
Mais B souhaitait les voir, allons-y alors.

A peine installés - en lieu neutre, face à un chocolat chaud qui ne sera même pas bon, la poisse - BF me demande : "alors, t'as pas quelque chose à nous dire!?" Ah, je suis donc convoquée et c'est moi qui dois parler? Bon eh bien, me voilà à lancer la conversation sur les propos injurieux de ma BS à mon égard depuis des années, et jamais en face... Il est arrivé ce qui devait arriver... Elle a nié avoir dit quoi que ce soit, bien sûr! Elle me demande "et qu'est-ce que j'aurais dit...?" avec un petit sourire sarcastique en coin, tout en s'installant plus confortablement dans son fauteuil, le menton dans la main et le regard qui défie. Oh ben ma vieille, si tu veux jouer la carte de celle qui n'a plus de mémoire, pas de soucis, j'ai justement une mémoire d'éléphant, et des écrits qui viendront corroborer mes propos.

Je suis quasiment sûre que ma BS se pensait "en sécurité" en m'insultant, car elle s'imaginait que je ne comprendrais jamais ce qu'elle disait (mon nom n'était jamais cité) mais c'est là son erreur : eh oui j'ai compris qu'on parlait de moi! Et j'ai pu lui citer des passages entiers...! Du coup, le petit sourire s'est doucement éteint, pour ne former qu'un froncement de sourcil et un mutisme avec lesquels elle s'est enveloppée le reste de cette "rencontre"... Moi 1 BS 0 ;-)

Le reste du temps, c'est surtout mon BF qui a pris la parole. Ma BS a utilisé la technique classique mais non moins célèbre du déni complet, technique qui n'a pas fonctionné, mon BF a donc utilisé la technique de secours : les propos de ma BS, c'était des blagues! Ils prenaient ça en rigolade voyons! Et moi qui prends tout personnellement! Suis-je bête, lorsque ma BS disait que j'étais folle et que je devais me faire interner en asile psychiatrique, il fallait RI-GO-LER en fait! Et moi qui me vexais, non mais vraiment! Y'a même un moment, c'était de ma faute, puisque si j'avais dit ce que je ressentais plus tôt, ils auraient arrêté... [Alors qu'à l'époque, quand j'en avais parlé, ça n'avait fait qu'empirer...]

Bref : foutage de g***le en perspective, quelle magnifique après-midi!

Mais il y a quand même un point important : je n'ai jamais aimé les conflits, et gérer les émotions c'est compliqué. J'avais peur, avant d'y aller, qu'à me remémorer tous ces mauvais souvenirs, j'aurais pleuré, ou du moins j'aurais les larmes aux yeux, ou je me serais peut-être énervée... Or, pendant deux bonnes heures, j'ai réussi à donner mon point de vue, relativement calmement. C'était surtout pour ça que j'avais accepté de les voir. Pas pour "faire la paix", pas pour "discuter", juste pour affronter mes démons : moi-même. Et ça a marché. Ma BS a eu son clapet rabattu (je pense que je ne la verrais plus me critiquer dans mon dos pendant un p'tit bout de temps... elle le fera en privé maintenant...!), mon BF n'a fait que confirmer son hypocrisie, même si j'en étais sûre à 99%, mais moi maintenant, je suis fière de moi.

Rien n'a changé en apparence, mais moi je me sens super bien!

Comme quoi, face à des gens toxiques, on ne peut pas faire grand chose pour que ça change, mis à part travailler sur soi. Les gens toxiques se nourrissant de nos conflits internes, s'il n'y a plus de conflits, il n'y a plus de gens toxiques. CQFD!

22278345_504096949969665_5977807114037362688_n_002

L'automne : une bonne occasion de se débarasser de ce qui est inutile, en prenant pour exemple les arbres!

Posté par thebamsfamily à 10:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


04 août 2017

La dissonance cognitive et le déni -

Aujourd'hui, on va faire une pause dans les vacances, les pinas coladas et le monoï [Note à moi-même : chez moi ça n'a même pas commencé, le temps est pourri. Bref.] et on va parler de trucs super sérieux : de psychologie pour être exacte, mais jamais trop sérieux non plus, eh ! c'est moi qui raconte la psycho, je le rappelle ! Depuis quand je suis experte, hein...? On va s'amuser, n'aie pas peur !

On va parler de dissonance cognitive, oh le mot est long et compliqué mais tu verras c'est simple à comprendre !

Pour aborder le sujet, rien de mieux qu'une petite fable, celle d'Esope [Ou celle de La Fontaine, mais c'est un gros copieur] : le renard et le raisin. Grosso modo, le renard se balade, il fait chaud, et tout à coup il aperçoit une jolie grappe de raisin en haut d'un mur ; alors ça lui donne envie, il a soif après son p'tit tour, et le voilà à essayer de chopper ledit raisin. Problème : c'est trop haut, et rien n'y fait, il n'arrive pas à attraper la grappe ! Frustré comme pas deux, il finit par abandonner, tout en se disant que de toute manière, le raisin n'était pas mûr ...

Alors bien sûr, ce n'est qu'une excuse qu'il s'est créée lui-même pour justifier le fait qu'il n'était pas en train de manger le raisin ! Il en a toujours envie, techniquement, mais vu qu'il ne peut pas l'avoir, il essaie de se convaincre que c'est mieux ainsi ...

Pour la vraie fable, pas ma version light, clique sur ce lien ^^

Voici l'exemple typique de la dissonance cognitive : il y a une différence, ou un écart, entre nos rêves et la réalité, entre ce qui est et ce qu'on souhaiterait, entre ce qu'on a et ce qu'on désire.

Si on était honnête avec nous-mêmes, on s'en rendrait compte et on ferait avec [Ou sans, selon le point de vue] - mais voilà ! Pour en arriver là, il faut savoir être honnête avec soi-même ! Savoir prendre conscience des choses, se remettre en question, travailler sur ce sujet, etc. Et c'est COM-PLI-QUE mine de rien !

C'est là que notre cerveau s'envoie de faux messages pour venir "justifier" ce-qui-est-censé-être-et-qui-n'est-pas. C'est plus simple, comme ça !
Mais on est d'accord que c'est lui qui crée l'envie et qui la réprime ; puis qui la justifie. Chelou, non ? Ça dure un temps, puis ça revient [Comme Claude François, tout à fait.] [Ne me remercie pas de t'avoir mis cette chanson dans la tête...] Quand ça revient, c'est jamais de la bonne manière, genre à travers une maladie, tout ça parce que le cerveau, il est intelligent ... et un peu bêbête aussi.

En parlant de bêbête [Transition hyper facile], ça me fait penser à ma belle-soeur. Je te fais une petite piqûre de rappel : elle n'a jamais eu de limites lorsqu'elle était jeune, on lui a toujours dit oui ; résultat aujourd'hui, elle est un monstre d'égoïsme, de narcissisme et de tyrannie : elle exige des choses, elle claque des doigts, elle parle aux gens comme à des esclaves, c'est "normal" pour elle, et elle en est fière ! Quand B et moi avons posé nos limites [parce qu'on ne voulait pas qu'on nous parle comme des chiens, question d'Amour-Propre...] elle a agi comme une gamine de trois ans à qui on avait dit non à des bonbons : elle a boudé. Peut-être s'attendait-elle à des excuses, qu'on vienne la rechercher et lui donner de l'attention....? Toujours est-il qu'elle n'en a pas eue.

Ça fait plusieurs années qu'elle rigole de moi [Bizarrement, B ne s'en prend pas plein la tête, lui...] via Facebook ; eh oui, trois ans d'âge mental, je le rappelle ...

J'ai donc toutes les raisons de lui en vouloir, et pourtant ... j'ai su il y a quelques jours qu'elle s'ait dit "blessée" de mon comportement, et qu'elle ne comprend pas pourquoi j'agis ainsi !

Forcément, ma première réaction a été "Ben elle est pas gênée, elle ! Elle agit comme une co**asse puis prétend ne pas comprendre pourquoi je l'évite !? C'est aussi fort que du Roquefort !" [Expression des années 90, bonjour!]

Et puis très vite j'ai compris : voilà un bel exemple de dissonance cognitive ! Tout dans son comportement indique en elle la co**asse, dans sa façon de parler (directe, tranchante, aucune empathie ou compassion) dans sa façon d'agir (pas de compromis possible par exemple), j'ai copié-collé des captures d'écran où elle cancanne, elle m'insulte, elle me rabaisse (par contre, elle, elle est meilleure que tout le monde, bien sûr!) et ... elle ne voit pas du tout où est le problème ! Bien au contraire, elle se trouve gentille et sympa, et c'est moi qui suis une co**asse ! J'ai un dossier large comme son cul, mais elle arrive encore à dire que c'est de ma faute !

Sauf que je ne suis pas la seule avec qui elle a eu des soucis, bien sûr. Vu qu'elle ne s'est jamais remise en question, elle continue d'agir de la même manière, même si les années passent ; et même si certaines personnes lui ont dit, elle continue de croire qu'elle n'y est pour rien, c'est toujours la faute des autres ! Elle s'est tellement mis dans la tête qu'elle est une fille sympa, honnête et franche, qu'elle refuse de croire ne serait-ce qu'un millième de seconde qu'elle puisse avoir des torts dans cette affaire, puis quand arrivent ceux qui lui pointent du doigt ses problèmes, elle se drape dans son déni et prétend qu'elle est entourée de jaloux. Et c'est ainsi qu'elle traverse les années.

Avec moi, c'est pareil. Elle a voulu faire le tyran, j'ai dit non, elle m'a boudée et elle s'est foutu de ma gueule dans mon dos. Vu que je ne revenais pas pour me jeter à ses pieds [bien au contraire, je continuais ma vie tranquillement sans elle], elle a trouvé l'excuse toute faite : c'était moi qui faisais des histoires. Les années passant, j'ai continué à l'ignorer totalement ; mais vu que son cerveau a tout effacé et même réécrit l'histoire en sa faveur, elle a complètement oublié le pourquoi du comment je ne la regarde même pas : elle en vient même à se demander pourquoi je suis ainsi ! Dans son état d'esprit, elle a toujours été gentille, alors le problème vient de moi. Du coup elle continue de m'insulter publiquement mais pas devant moi, non non. Du coup, j'ai encore moins envie de lui parler, logique. Du coup je me reprend une petite salve d'insultes, etc.

Est-ce que ça s'arrêtera ? J'ai bien peur que non. Le problème avec la dissonance cognitive, c'est que ça vient de nous-mêmes. La seule personne qui peut nous aider, par conséquence, c'est ... nous-mêmes. J'suis pas sauvée, quoi !

bams

Posté par thebamsfamily à 22:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,