09 février 2015

Les fouille-merde.

Difficile de trouver un terme plus "convenable"... J'ai tenté de mettre en titre : "les commères", ou "les amateurs d'histoires à la Dallas" [ton univers impitoya-a-bleuh], ou même de reprendre "les langues de vipères" , mais les fouille-merde sont pires que les trois réunis!

Un fouille-merde, t'en connais au moins un ou une. Ça fourmille de partout, il faut dire.

On est tous un peu curieux par nature, même si c'est un vilain défaut à ce qu'il parait. Mais parfois, c'est pour la bonne cause : prendre des nouvelles, chercher à savoir comment font les autres pour trouver une solution à notre problème, se comparer pour se rassurer, voir ce qu'on peut faire ou au contraire ce qu'on ne doit pas faire... De toute façon, la curiosité est humaine, alors autant qu'elle serve à quelque chose de positif.

Les fouille-merde, eux, ne cherchent que le négatif qui est en nous, au détriment de nos qualités. Ils prennent un malin plaisir à toujours tirer les autres vers le bas/remuer le couteau dans la plaie/chercher la p'tite bête.

Comment?
En faisant des réflexions, bien sûr.

Tu pourrais citer le discours d'un Prix Nobel de la Paix slashé à un Prix Nobel de Littérature qu'il - le fouille-merde hein, pas le Prix Nobel - te dirait encore que ce que tu dis est immature.
Tu insérerais une ou deux citations de Gandhi ou de Martin Luther King qu'il te répliquerait que la couleur de ta chemise ne te sied pas.

Cherche pas à argumenter : t'auras toujours tort. Quoique tu fasses, tu es dans son colimateur, et pour être honnête : tout le monde est dans son colimateur.

Ils ressemblent donc étrangement aux langues de vipères, qui je le répète ne sont pas assez heureux dans la vie pour profiter de leur vie tranquillou sans gêner les autres. Effectivement, si tu es heureux, tu passes tellement de temps à aimer les petits moments de bonheur que la vie t'offre que déjà la journée, la semaine, l'année, ont passé. En tout cas, si tu es assez confiant en l'avenir, sûr de toi et bien dans tes baskets, tu fais face aux petits problèmes sans forcément trouver que l'herbe est plus verte chez le voisin.

Les fouille-merde, c'est pareil, sauf que pour eux le commérage est aussi un passe-temps, limite jouissif. Par exemple, je connais quelqu'un [la fouille-merde de mon entourage, donc] qui est en couple, avec deux enfants, qui a du travail et qui part en vacances, bref : ça va quoi. Pourtant, est-ce dans son caractère? est-ce génétique? ou est-ce un sport national bientôt homologué par la fédération internationale des Jeux Olympiques? mais elle fouine toujours chez tout le monde [y compris chez moi], juste "comme ça". Ensuite, dès qu'elle a fouiné dans toute ta vie, qu'elle a remonté dans ton arbre généalogique, qu'elle a tout bien analysé, catalogué et étiqueté, elle parle de toi aux autres [Et elle parle des autres à toi]

Tu connais le proverbe : "C'est dans le besoin qu'on reconnait ses amis". Ça me parait évident que quand tu es dans une situation délicate, beaucoup partent et peu t'aident. Cependant, de ceux qui restent, méfie-toi : il y a encore du tri à faire. La parano que je suis te dirait qu'il ne faut faire confiance en personne, mais je vais tout de même t'accorder que certaines personnes peuvent t'aider à remonter la pente sans arrière-pensées. C'est comme pour les extra-terrestres et les fantômes, j'en ai jamais vus, mais je laisse le bénéfice du doute quant à leur existence. Ceux qui sont à tes côtés quand ça ne va pas, observe-les bien : y'a pas un ou deux fouille-merde parmi eux?

Comme les vautours, ils repèrent la chair fraiche à des kilomètres. Et pourquoi tu déprimes? Qu'est-ce qui s'est passé? Et t'as fait quoi? etc. 50 questions plus tard, où toi tu t'es confié parce que ça te fait du bien, tu réalises qu'au final ils savent tout de ton problème, et bientôt ton entourage complet sera au courant. Et si cette situation te semble intolérable, attends-toi à pire quand tu te prendras une gifle réflexion (souvent mielleuse, au demeurant). Je crois que certains fouille-merde sortent le pop-corn lorsqu'ils voient une dispute se profiler à l'horizon.

Ne t'inquiète pas : généralement, quand tu fouilles la merde, tu finis par tomber dedans jusqu'au cou.

Les fouille-merde ont des amitiés-éclair, basées sur la lie des sentiments humains. Et puis, appelle ça "le karma", ou "le destin", ou "le hasard", mais quand ta personnalité est assez vile et basse, tu attires ce genre de personnes. L'ironie du sort, c'est un fouille-merde qui râle parce qu'il a été pris à son propre piège.

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"La jalousie est un monstre qui s'engendre lui-même
et qui naît de lui-même"
(Shakespeare)

bams

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20 octobre 2014

Les gens et le jugement...

Il y a une chose qui vient avec la grossesse : les commentaires. Il y a aussi les nausées et les vergetures, mais ces deux derniers sont gérables, tandis que les commentaires, les comparaisons et les critiques, elles, ne dépendent pas de nous.

A croire que la maternité est un sujet intarissable, une source ininterrompue de questions et de commentaires qui vont avec : "Tu vas l'appeler comment?", "Tu lui donneras une tétine?", "Tu utilises quelle marque de savon hypoallergénique?", etc. Mais aussi fourmillent les "Ah je connais quelqu'un qui a appelé son fils comme ça, il est infernal!", "Moi j'utilise la marque Truc-Bidule, c'est le top", ou encore "Les couleurs neutres c'est mieux si t'en veux un deuxième, tu pourras récupérer les vêtements".

Parfois, on ne dit rien, et c'est encore matière à commentaires. Par exemple, on ne disait pas les prénoms avant la naissance, B et moi, aussi bien pour S que pour A (Sauf que B a lâché le prénom en plein repas de famille, les deux fois, mais bref.) On a réussi à me dire que "Dire le prénom avant, c'est mieux, comme ça l'enfant entend les vibrations des voix de tout le monde, et se sent plus entouré et aimé." Yep, ceci n'est pas une blague, on nous a vraiment dit ça.

Le premier souci, c'est qu'aucune future maman ou jeune maman n'a envie d'entendre ses choix ou ses non-choix disséqués par des personnes étrangères à sa grossesse et à sa vie, en particulier sans qu'elle n'en demande l'avis. (Encore moins lorsqu'il s'agit de sa belle-mère).
Le second souci, c'est que personne n'a de mode d'emploi avec son bébé (Ce serait sympa d'ailleurs, mais s'il y en avait un, ça se saurait). Ce qui marche avec l'un ne fonctionnera sûrement pas avec l'autre, ou inversement.

On a parfois envie de dire "T- G-----!" à tout le monde, les hormones dirons-nous.

Mais il y a encore pire : ses remarques, commentaires, critiques déguisés en conseils ne disparaissent pas avec le temps : bien au contraire!
Une fois les remarques sur la grossesse, l'accouchement, l'allaitement et le changement de couches passés, voici les remarques sur l'éducation des enfants! Sujet non seulement vaste, mais aussi complexe!

Tu croyais te débarasser du jugement des autres une fois que ton enfant marche et acquiert une semi-autonomie? Que nenni, voici la ritournelle des "Tu devrais" qui revient de plus belle!
"Tu devrais lui mettre une écharpe, il va attrapper un rhume!" ; "Tu ne devrais pas lui donner deux biscuits, il n'aura plus faim dans une heure!" ; "Tu devrais la laisser pleurer, ça lui fera ses poumons!" A ce stade, notre "T- G------!" initial se transformerait bien en "V- T- F---- F-----!" car il y a longtemps que nous ne sommes plus sous ocytocine.

***

Petit florilège :

J'ai la chance de ne pas travailler. Oui, je dis "chance", car de mon point de vue c'en est une. Ce qui n'est pas le point de vue de toutes, je le conçois. Mais certaines ont tenté de remuer le couteau dans une plaie imaginaire : puisque mon fils n'a jamais connu la crèche ou une nounou, on m'avait prédit une première séparation catastrophique, pour sa première rentrée des classes : cris, pleurs, crise dans les couloirs, attitude de prostré, asociabilité... J'étais en train de former un psychopathe. "Mets-le au moins une fois par semaine en crèche, pour qu'il voit d'autres enfants!"

A bientôt 7 ans, S adore l'école (Et le mot est faible), il a de nombreuses facilités d'apprentissage, et a même des copains.

Cet été, ma fille a commencé à vouloir écrire comme son frère, je lui ai donc proposé le cahier Montessori, on a fait des traits, des montagnes, des boucles... "Oh, mais ce sont les vacances, il faut qu'elle en profite quand même! Elle travaillera à l'école!"

A les entendre, je forçais la main à ma fille, la privant de My Little Pony à la télé et de son enfance, l'obligeant à travailler comme une acharnée sur ses lignes. Il n'empêche qu'elle adore l'école aussi, qu'elle était pressée d'y retourner...

Quand mon fils a commencé à avoir les cheveux qui frisent derrière, juste avant sa première coupe, je disais justement qu'on allait bientôt les couper... "Ah oui, il est temps parce que là, ça fait moche."

Quel tact, quelle délicatesse...

S a un gros appétit, le mot est faible aussi... Il peut finir son assiette + celle de sa soeur + prendre un dessert + grignotter encore si on le lui propose. Du coup, j'ai toujours fait attention à la quantité et j'ai respecté les indications sur le carnet de santé. J'y suis allée doucement aussi sur la diversification alimentaire, parce que je trouve qu'on va souvent trop vite. Ce qui m'a valu le commentaire suivant : "C'est normal qu'il ait toujours faim, tu ne lui donnes pas assez à manger!"

En 2014, je peux affirmer qu'il a un poids tout à fait correct et qu'il mange absolument de tout, y compris ce qu'il n'aime pas trop.

***

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... Et c'est pas fini! ...

bams

 

Posté par thebamsfamily à 23:24 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
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